Depuis la fusion avec le Crédit du Nord, la banque de détail de Société Générale s'appelle simplement SG, et son espace client est hébergé sur particuliers.sg.fr. Deux chemins y coexistent, et ils ne servent pas du tout à la même chose : l'export d'opérations, qui produit un fichier de données, et le service e-Documents, qui archive vos relevés mensuels en PDF.
Choisir le mauvais, c'est se retrouver avec un document impossible à exploiter — ou avec un fichier qui ne remonte pas assez loin.
Export d'opérations ou e-Documents : lequel vous faut-il ?
La règle est simple. Si vous voulez analyser vos dépenses, trier, additionner ou repérer des prélèvements qui reviennent, il vous faut l'export d'opérations. Si vous devez justifier quelque chose auprès d'un tiers, c'est le relevé PDF, seul document officiel.
Exporter vos opérations en CSV
L'export part de la liste des écritures d'un compte : ouvrez le compte concerné dans l'espace client, puis cherchez le lien de téléchargement à proximité de la liste des opérations. Le formulaire vous laisse ensuite choisir la période et le format.
- Connectez-vous à votre espace client sur particuliers.sg.fr.
- Ouvrez le compte concerné pour afficher la liste de ses opérations.
- Utilisez le lien de téléchargement ou d'export proposé avec cette liste.
- Choisissez la période, dans la limite des six derniers mois.
- Choisissez le format : CSV pour une analyse, QIF pour un logiciel de comptes personnels, ou un format tableur avec séparateur point-virgule ou tabulation.
- Validez : le fichier est téléchargé directement.
Si vous gérez un compte professionnel ou associatif, le chemin est différent et mieux balisé : Gestion et suivi > Comptes et relevés > Relevés > Relevés format CSV, avec la même profondeur de six mois.
La limite des six mois
C'est la contrainte structurante de l'export SG : six mois, pas davantage. Au-delà, vos opérations ne sont plus disponibles sous forme de fichier de données — elles ne subsistent qu'en PDF dans vos relevés archivés.
La conséquence pratique : si vous voulez suivre vos dépenses dans la durée, prenez l'habitude d'exporter régulièrement plutôt que d'attendre d'en avoir besoin. Un export oublié pendant huit mois est un export perdu.
Retrouver vos relevés dans e-Documents
Les relevés de compte sont déposés dans la rubrique e-Documents de votre espace client, accessibles également depuis l'application SG. Ils y sont consultables dix ans à compter de leur mise à disposition, au même titre que l'imprimé fiscal unique, et un message vous prévient à chaque nouveau dépôt.
Un détail qui surprend au moment de monter un dossier : le moteur de recherche des relevés fonctionne par tranches de trois mois. Vous sélectionnez le compte et la période désirée, et récupérez les relevés correspondants — mais une année complète demande donc quatre recherches successives.
Ce que contient le fichier, et ce qu'il ne contient pas
Le CSV tient en trois informations par ligne : la date, le libellé et le montant. C'est peu, et c'est suffisant — le libellé porte le nom du commerçant, donc tout ce qu'il faut pour catégoriser une dépense et repérer un prélèvement récurrent.
En revanche, la catégorie affichée à côté de chaque opération dans l'espace client n'est pas reprise dans le fichier : c'est un enrichissement d'affichage, calculé côté banque, qui ne survit pas à l'export. Ne cherchez pas la colonne, elle n'existe pas.
Ouvrir le fichier sans tout casser
Le séparateur étant le point-virgule, ouvrez le fichier depuis votre tableur via Données > À partir d'un fichier texte/CSV plutôt qu'en double-cliquant dessus : sinon toutes les colonnes se retrouvent empilées dans une seule et le fichier semble corrompu alors qu'il ne l'est pas.
Quant à l'application mobile, elle sert surtout à consulter et à récupérer les PDF. L'export tableur se fait plus confortablement depuis un navigateur — et c'est de toute façon sur cet appareil que vous ouvrirez le fichier.
Préparer le fichier pour l'analyse
ScanCompte lit le CSV, pas le PDF, et se limite à 100 lignes et 1 Mo par dépôt. Six mois d'opérations dépassent souvent cette limite : resserrez la période à un ou deux mois au moment de l'export plutôt que de découper le fichier ensuite. Deux mois suffisent à faire ressortir les prélèvements qui reviennent — un abonnement, par définition, revient.
Une fois le fichier déposé, vos dépenses sont réparties par catégorie et les prélèvements mensuels sont listés à part : c'est là que réapparaissent les abonnements qu'on ne voit plus passer, et les frais bancaires qu'on n'avait jamais additionnés. Si vous êtes multibancarisé, la démarche est comparable chez BNP Paribas ou à La Banque Postale.